🔎LES NOTIONS CLÉS A RETENIR POUR LE CHAPITRE
Congrès de Vienne: RĂ©union des grandes puissances europĂ©ennes après la chute de NapolĂ©on afin de rĂ©organiser l’Europe. Les dirigeants cherchent Ă restaurer les monarchies et Ă empĂŞcher les rĂ©volutions et les mouvements nationaux.Â
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Nationalisme: IdĂ©e selon laquelle un peuple partageant une langue, une culture ou une histoire commune doit former une nation indĂ©pendante. Au XIXe siècle, le nationalisme se dĂ©veloppe en Allemagne, en Italie ou en Grèce.Â
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Romantisme: Mouvement artistique et littéraire du XIXe siècle qui valorise les émotions, la liberté et les peuples. Les romantiques soutiennent souvent les causes nationales et les luttes pour l’indépendance.
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Eveilleur de peuple: Intellectuel, Ă©crivain ou artiste qui cherche Ă rĂ©veiller la conscience nationale d’un peuple. Par leurs Ĺ“uvres, les « Ă©veilleurs » diffusent une culture et une identitĂ© communes.Â
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Suffrage censitaire: Système Ă©lectoral dans lequel seuls les hommes payant un certain niveau d’impĂ´t peuvent voter.Â
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Charte constitutionnelle: Texte dĂ©finissant l’organisation politique d’un État et limitant les pouvoirs du roi. En France, la Charte de 1814 accorde certaines libertĂ©s tout en maintenant la monarchie.Â
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Bourgeois: Membre de la bourgeoisie, classe sociale composĂ©e de commerçants, industriels, banquiers ou professions libĂ©rales. Au XIXe siècle, la bourgeoisie joue un rĂ´le politique et Ă©conomique croissant.Â
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PaupĂ©risme: Grande pauvretĂ© touchant les ouvriers et les populations urbaines au XIXe siècle. Il est aggravĂ© par l’industrialisation et les mauvaises conditions de travail et de vie.Â
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🏛️LES PERSONNAGES LES PLUS IMPORTANTS
Diplomate autrichien et principal organisateur du Congrès de Vienne, il dĂ©fend l’ordre monarchique et combat les mouvements libĂ©raux et nationaux en Europe.Â
Poète romantique anglais engagĂ© en faveur de l’indĂ©pendance grecque contre l’Empire ottoman. Il meurt en Grèce et devient un symbole du combat pour la libertĂ© des peuples.Â
Jacob Grimm (1785-1863) et Wilhelm Grimm (1786-1859) sont des Ă©crivains et linguistes allemands. En recueillant les contes populaires allemands, ils participent Ă l’éveil du sentiment national allemand.Â
Historien et homme politique français, il soutient la monarchie de Juillet puis devient plus tard prĂ©sident de la RĂ©publique. Il participe Ă la consolidation du rĂ©gime bourgeois après 1830.Â
Dernier roi de la branche aĂ®nĂ©e des Bourbons, il règne de 1824 Ă 1830. Son pouvoir autoritaire provoque la rĂ©volution des Trois Glorieuses qui entraĂ®ne sa chute.Â
Roi des Français de 1830 Ă 1848, il dirige la monarchie de Juillet fondĂ©e sur le suffrage censitaire. Son règne favorise la bourgeoisie mais prend fin avec la rĂ©volution de 1848.Â
I. L’essor des sentiments nationaux en Europe après 1815
🪶CITATION A RETENIR:Â
"Viva Verdi!" Cri de ralliement des nationalistes italiens, les initiales de "Verdi" un compositeur veulent dire "Vittorio Emmanuele Re d'Italia", le roi de Piémont-Sardaigne
Ernst oritz Arndt, "Aussi loin que la langue allemande résonne, Et chante la gloire de Dieu dans les cieux, C'est là qu'est ta patrie", La patrie allemande, 1813 ( à propos de la nation allemande)
A. Les nationalismes contre le Congrès de Vienne
Après la chute de NapolĂ©on Bonaparte en 1815, les puissances europĂ©ennes se rĂ©unissent lors du Congrès de Vienne (1814–1815) afin de rĂ©organiser l’Europe. Leur objectif est de restaurer l’ordre monarchique et d’empĂŞcher toute nouvelle rĂ©volution. Les souverains, et le chancelier d'Autriche Metternich, dĂ©fendent un système fondĂ© sur la stabilitĂ© et le retour aux frontières sans lien avec les langues et cultures.Â
La Sainte-Alliance rĂ©unit les souverains de l'Autriche, Russie, Prusse (puis la France) pour intervenir en cas de trouble rĂ©volutionnaire. Ainsi, la France renversera la rĂ©volution libĂ©rale d'Espagne en 1823.Â
L'Europe du Congrès de Vienne, 1815
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Cependant, les idĂ©es diffusĂ©es par la RĂ©volution française et l’Empire ne disparaissent pas. Les principes de libertĂ©, d’égalitĂ© et de souverainetĂ© nationale continuent d’inspirer les Ă©lites urbaines europĂ©ennes. Les soldats de NapolĂ©on, en traversant l’Europe, ont contribuĂ© Ă diffuser ces idĂ©es, suscitant un sentiment d’appartenance nationale.Â
Le nationalisme appelle Ă crĂ©er une nation (par exemple Mazzini est un nationaliste italien) et s'inspire aussi des principes libĂ©raux: la fondation d'une monarchie constitutionnelle (ou d'une rĂ©publique) basĂ©e sur les droits de l'Homme, la dĂ©fense des libertĂ©s fondamentales et une reprĂ©sentation de la nation dans un parlement.Â
Frédéric Chopin, musicien et patriote polonais en exil en France
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Giuseppe Mazzini, fondateur de "Giovine Italia" et nationaliste révolutionnaire italien
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Général Rafael del Riego, libéral espagnol ayant dirigé le pays de 1820 à 1823
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Aleksandr Pouchkine, poète romantique russe
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Ainsi, dès les annĂ©es 1820–1830, des mouvements nationaux apparaissent dans plusieurs rĂ©gions d’Europe. Ces mouvements revendiquent soit l’indĂ©pendance (Grèce, Pologne...) soit l’unitĂ© nationale, comme en Italie ou en Allemagne. Ils sont souvent portĂ©s par des Ă©lites intellectuelles, des Ă©tudiants ou des bourgeois, mais aussi par des sociĂ©tĂ©s secrètes comme les Carbonari (en Italie).Â
La bourgeoisie libĂ©rale soutient des unifications nationales qui lui permettent de commercer dans une mĂŞme nation sans droits de douanes et se dĂ©marque des vieilles noblesses qui dĂ©fendent l'ordre de Vienne. Cette dĂ©fense nationale peut se faire aussi bien par les arts, les lettres que la lutte armĂ©e.Â
Le futur hymne de l'Etat italien, "Fratelli d'Italia", écrit en 1847 par le patriote Goffredo Mameli
B. Ce qu’est une « nation » au XIXe siècle, l’exemple de l’AllemagneÂ
Après 1815, l’Allemagne n’est pas un État unifiĂ©, mais un ensemble de 39 États regroupĂ©s dans la ConfĂ©dĂ©ration germanique, dominĂ©e par l’Autriche et la Prusse. Il existe une "ConfĂ©dĂ©ration germanique" mais qui n'est pas un Etat unifiĂ©. Pourtant, un sentiment national allemand se dĂ©veloppe progressivement. En 1813, la bataille de Leipzig, Ă laquelle ont pris part de nombreux contingents issus de plusieurs Etats germaniques, a créé un mouvement fondateur pour les nationalistes allemands: ils ont rĂ©ussi Ă vaincre NapolĂ©on.Â
La bataille de Leipzig en 1813, aussi appelée la"Bataille des nations", un moment fondateur du nationalisme allemand
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Les intellectuels et les artistes jouent un rĂ´le essentiel dans cette construction nationale, particulièrement ceux appartenant au mouvement romantique, comme le peintre Caspar David Friedrich, le philosophe Herder ou l'Ă©crivain Goethe. Le mouvement romantique valorise les traditions populaires, les contes et l’histoire nationale.Â
Caspar David Friedrich, Les tombes des anciens héros: deux soldats de Napoléon se trouvent devant ces tombeaux de grands personnages germaniques, symboliquement, ils semblent insignifiant par rapport à la grandeur passée des Allemands
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Les Frères Grimm s'emploient Ă recenser ces contes "Märchenlieder" pour forger un imaginaire commun aux populations germaniques. Les Ă©tudiants, rĂ©unis dans des associations appelĂ©es Burschenschaften, militent pour l’unitĂ© et la libertĂ©. Certains vont jusqu'Ă l'affrontement, une rĂ©volution est ratĂ©e Ă Francfort en 1835.Â
Les frères Grimm
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Johann Gottfried Herder
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Des Ă©vĂ©nements symboliques illustrent cette montĂ©e du nationalisme, comme Ă Wartburg en 1817 pour cĂ©lĂ©brer les 300 ans de la RĂ©forme protestante, puis le festival de Hambach en 1832, qui rassemble plusieurs milliers de participants rĂ©clamant l’unitĂ© allemande et des libertĂ©s politiques.Â
Hymne nationaliste allemand, à partir d'un poème de Arndt "Qu'est ce que la patrie de l'Allemand?"
Cependant, ces aspirations sont réprimées par les autorités conservatrices, notamment sous l’influence de Metternich. Le nationalisme est surtout porté par des élites, le sentiment d'appartenance reste local ou régional (Bavière, Wurtemberg, Hanovre,etc.). De même, les frontières ne sont pas clarifiées: faut-il unifier toutes les populations germaniques? Avec ou sans l'Autriche? De même, qui sera le dirigeant de cette nouvelle monarchie?
Les Etats potentiellement concernés par l'unification germanique. En jaune, l'empire d'Autriche dont la majorité des peuples ne sont pas germaniques
Le projet de "Grande Allemagne" unifiant tous les territoires à majorité germanophone
C. L’indĂ©pendance grecque: la nation contre l’empireÂ
L’indĂ©pendance grecque constitue un exemple majeur de lutte nationale au XIXe siècle. Depuis plusieurs siècles, la Grèce est intĂ©grĂ©e Ă l’Empire ottoman, mais un sentiment national se dĂ©veloppe parmi les Grecs, fondĂ© sur la langue et la religion orthodoxe.Â
Le Serment à Aghia Lavra, tableau célébrant le serment devant la croix et le drapeau de se battre pour l'indépendance
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Dans l'Empire, les Grecs sont considérés comme des dhimmis, des sujets de seconde zone. Sous l'influence des idées libérales et à la suite de troubles dans les Balkans, la Grèce se soulève.
En 1821, une insurrection Ă©clate contre l’Empire ottoman. Le conflit est marquĂ© par une grande violence de la part des Ottomans, notamment avec le massacre de Chios en 1822, qui choque l’opinion publique europĂ©enne. Les Ottomans n'hĂ©sitent pas Ă rĂ©duire en esclavage les populations civiles.Â
Face aux massacres, une volonté d'indépendance: chant nationaliste grec
Le mouvement grec bĂ©nĂ©ficie du soutien de nombreux EuropĂ©ens, sensibles Ă la cause grecque. Ce phĂ©nomène, appelĂ© philhellĂ©nisme, mobilise des intellectuels et des artistes comme Victor Hugo, Lord Byron qui se porte volontaire auprès des Grecs et y meurt, ou le peintre Delacroix.Â
Eugène Delacroix, Scènes des massacres de Scio, 1824 dénonçant les atrocités ottomanes contre les Grecs
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Le philhellĂ©nisme s'appuie sur plusieurs causes: solidaritĂ© avec un peuple chrĂ©tien opprimĂ© par l'empire islamique, sympathie libĂ©rale pour un peuple voulant forger son propre Etat, hĂ©ritage de la Grèce antique et romantisme faisant l'Ă©loge de volontaires allant se battre pour une noble cause.Â
La mort de Byron, représenté comme un héros romantique
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L’intervention militaire de grandes puissances européennes (France, Royaume-Uni) et de la Russie, notamment lors de la bataille de Navarin en 1827, permet la victoire des insurgés. Finalement, la Grèce obtient son indépendance en 1830, devenant un État souverain.
🎬A RETENIR POUR VOS COPIES
Le Congrès de Vienne (1815) restaure l’ordre monarchique.
Metternich incarne la politique conservatrice.
Les idées de la Révolution française continuent de se diffuser en Europe.
Les nationalismes apparaissent dans les années 1820–1830.
Une nation repose sur langue, culture et histoire communes.
L’Allemagne reste divisée en 39 États après 1815.
Les intellectuels et étudiants diffusent les idées nationales.
Le festival de Hambach (1832) illustre le nationalisme allemand.
La guerre d’indépendance grecque débute en 1821.
La Grèce devient indépendante en 1830.
II. De la monarchie Ă la rĂ©publique en France, 1815-1848Â
🪶CITATION A RETENIR:
Saint-Marc Girardin (journaliste français)"Les Barbares qui menacent la société ne sont point au Caucase ni dans les steppes de la Tartarie : ils sont dans les faubourgs de nos villes manufacturières ! ", Décembre 1831, à propos des Canuts de Lyon.
François-Régis de La Bourdonnaye, "Des fers, des bourreaux, des supplices ", Discours du 11 novembre 1815 (c'est un député ultraroyaliste pendant la Terreur blanche, appelant à punir les bonapartistes).
Eugène de Rastignac, "A nous deux, Paris", parole prononcée par ce personnage à la fin du Père Goriot, d'Honoré de Balzac.
A. La Restauration, 1815-1830Â
Après la chute de NapolĂ©on, la monarchie est restaurĂ©e en France avec le retour des Bourbons. Louis XVIII monte sur le trĂ´ne en 1815 et adopte la Charte constitutionnelle de 1814. Ce texte reconnaĂ®t certains acquis de la RĂ©volution, comme l’égalitĂ© devant la loi, tout en maintenant un pouvoir royal important. Le catholicisme redevient religion d’État, le divorce interdit et le suffrage est censitaire. Seuls les citoyens pouvant payer 300 Francs d'impĂ´ts sont des Ă©lecteurs, ce qui restreint Ă la haute bourgeoisie et l'aristocratie.Â
La charte de 1814, qui est seulement "octroyée" par le roi: il la concède au peuple, ce n'est pas le peuple qui lui impose
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Louis XVIII
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Après une période de Terreur blanche en 1815, où des bonapartistes comme les maréchaux Ney et Brune sont éliminés par les ultraroyalistes (des royalistes voulant effacer 1789), la monarchie se modère. Les anciennes élites de l'Empire sont réintégrées et les complots militaires de groupes républicains échouent.
En 1817, les troupes alliĂ©s occupant le territoire Ă©vacuent, le royaume renforce sa souverainetĂ©.Â
L'exécution du maréchal Ney, 7 décembre 1815
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Cependant, le rĂ©gime reste fragile, car il doit concilier les hĂ©ritages rĂ©volutionnaires et les aspirations des ultraroyalistes. Ă€ partir de 1824, le règne de Charles X marque un tournant plus conservateur. Frère de Louis XVIII, Il rembourse les biens perdus par les Ă©migrĂ©s en 1789, accroit la place de l'Eglise, se fait sacrer comme Louis XVI et gouverne avec l'appui des ultraroyalistes.Â
Charles X en tenue de sacre, dans de clairs rappels de la monarchie pré-1789
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Or, le souvenir de la RĂ©volution et de l'Empire n'a pas disparu. Au contraire, des intellectuels comme Guizot ou Thiers, des figures politiques telles le gĂ©nĂ©ral Lamarque s'opposent Ă Charles X, son clĂ©ricalisme, et se rĂ©clament de la DDHC. Â
Caricature anticléricale, présentant Charles X en girafe tenue en laisse par un membre des Jésuites (un ordre missionnaire catholique)
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Les Ĺ“uvres d'HonorĂ© de Balzac montrent le clash entre ces diverses conceptions de la France: des vestiges de l'Ă©poque rĂ©volutionnaire comme le père Goriot ou le colonel Chabert sont parfois mis Ă l'Ă©cart, quand une jeune gĂ©nĂ©ration ambitieuse (sur le modèle du personnage de Rastignac ou d'Horace Bianchon) veut sa place dans la sociĂ©tĂ©.Â
Le colonel Chabert, ancien héros de l'Empire à présent ignoré par la société royale
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Eugène de Rastignac, jeune ambitieux, discutant avec Vautrin, personnage de fiction inspiré de Vidocq, un prisonnier devenu chef de la police
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La bataille d'Eylau, où Chabert s'illustre mais est laissé pour mort
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En 1829, la chambre des dĂ©putĂ©s a une majoritĂ© de parlementaires opposĂ©s Ă Charles X. Celui-ci choisit, influencĂ© par son ministre Polignac, le coup de force, alors que Charles X pense avoir consolidĂ© la monarchie grâce Ă la prise d'Alger.Â
Le 26 juillet 1830, Charles X publie des ordonnances restreignant le nombre d'Ă©lecteurs et la libertĂ© de la presse ce qui dĂ©clenche une insurrection Ă Paris. Les Trois Glorieuses (27–29 juillet 1830), menĂ©es par des militants rĂ©publicains et bonapartistes, conduisent Ă sa chute. Il s'exile en Angleterre.Â
Eugène Delacroix, La liberté guidant le peuple, représentation allégorique des combats de 1830
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B. La monarchie de Juillet, 1830-1848
Après la révolution de 1830, Louis-Philippe devient roi. Choisi par les députés des chambres parlementaires et non par le peuple, son père était le cousin de Louis XVI (et avait voté pour la mort de son cousin en 1792). Le régime de Louis-Philippe est appelé monarchie de Juillet, et il se veut plus libéral: le cens est descendu à 200 francs, il est "roi des Français" et non "roi de France", le tricolore remplace le drapeau blanc fleur-de-lysé.
Louis-Philippe, roi des Français. Il a refusé le sacre et préféré une simple cérémonie d'acceptation du pouvoir
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Une part importante de l'ancienne noblesse le rejette et se considère "lĂ©gitimiste", demandant le retour de l'hĂ©ritier de Charles X: le comte de Chambord. De ce fait, Louis-Philippe s'appuie sur la bourgeoisie montante, qui se dĂ©signe elle-mĂŞme comme une "classe moyenne" (ni noble ni issue d'un milieu modeste). Ces bourgeois regroupent les avocats, mĂ©decins, fonctionnaires, universitaires, journalistes et soutiennent un libĂ©ralisme politique, inspirĂ© du Royaume-Uni.Â
Estampe montrant les divers niveaux de richesse selon les étages d'un immeuble parisien
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Cependant, libĂ©ralisme ne signifie pas dĂ©mocratie. La très grande majoritĂ© des Français ne vote pas, alors que la rĂ©volution industrielle provoque Ă la fois urbanisation et hausse des inĂ©galitĂ©s. Ne pouvant s'exprimer par le vote, des rĂ©voltes sociales ont lieu: Ă Lyon, les ouvriers de la soie (appelĂ©s les canuts) se soulèvent en 1831, Ă Paris, les rĂ©publicains tentent la rĂ©volution les 5 et 6 juin 1832.Â
Le personnage de Gavroche dans Les Misérables de Victor Hugo, pendant les combats de juin 1832
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Ces rĂ©voltes sont Ă©crasĂ©es, mais si des rĂ©formes timides sont proposĂ©es (interdiction thĂ©orique du travail des enfants de moins de 8 ans, fondation d'une Ă©cole par commune), le rĂ©gime stagne. Des libĂ©raux comme Laffite ou Thiers proposent la rĂ©forme, d'Ă©tendre le droit de suffrage mais le ministre Guizot s'y oppose.Â
François Guizot, ministre de Louis Philippe, incarnation de la stagnation du régime, et figure détestée
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En février 1848, dans un contexte de crise économique, une révolution éclate à Paris. Des banquets étaient organisés par les républicains pour manifester leur mécontentement mais Guizot choisit d'interdire l'un d'entre eux. Cette mesure met le feu aux poudres, les barricades recouvrent Paris. Visant d'abord Guizot, les révolutionnaires demandent finalement le départ de Louis-Philippe qui abdique et s'enfuit en cachette.
 La République est proclamée.
Le ridicule associé au roi: caricaturé sous la forme d'une poire
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🎬A RETENIR POUR VOS COPIES
Après la révolution de 1830, Louis-Philippe devient roi. Son régime, appelé monarchie de Juillet, se veut plus libéral et repose sur la bourgeoisie.
Cependant, le pouvoir reste limité à une minorité de la population, car le suffrage est censitaire, c’est-à -dire réservé aux plus riches. Les classes populaires sont donc exclues de la vie politique.
Dans les années 1840, les tensions sociales et politiques s’accentuent. Face au refus du régime de se réformer, la situation se radicalise.
En février 1848, une révolution éclate à Paris. Louis-Philippe abdique et la République est proclamée.
CHRONOLOGIE
1815 – Congrès de Vienne
1821 – Début de la guerre d’indépendance grecque
1827 – Bataille de Navarin
1830 – Indépendance de la Grèce
27–29 juillet 1830 – Révolution des Trois Glorieuses
1830 – Début de la monarchie de Juillet
1831 - Révolte des canuts de Lyon
1832 – Festival de la Hambach
Février 1848 – Révolution en France
1848 – Proclamation de la IIe République