🔎LES NOTIONS CLÉS A RETENIR POUR LE CHAPITRE
Guerre totale: Conflit mobilisant l’ensemble des ressources humaines, Ă©conomiques et psychologiques d’un pays. Les civils comme les soldats participent Ă l’effort de guerre.Â
Shoah: Extermination systĂ©matique des Juifs d’Europe par l’Allemagne nazie entre 1941 et 1945. Environ six millions de Juifs sont assassinĂ©s dans les ghettos, fusillades et camps d’extermination. Ce gĂ©nocide est au cĹ“ur de l’idĂ©ologie antisĂ©mite nazie.Â
Blitzkrieg: Signifie « guerre Ă©clair » en allemand. Cette tactique combine l'emploi de chars, aviation et infanterie pour percer rapidement les lignes ennemies. Elle permet Ă l’Allemagne de remporter de rapides victoires entre 1939 et 1941.Â
Lebensraum: une thĂ©orie dĂ©fendue par Hitler justifiant l’expansion territoriale allemande vers l’Est. Les nazis veulent coloniser ces territoires et en chasser ou exterminer les populations jugĂ©es « infĂ©rieures ».Â
Einsatzgruppen: Commandos SS chargĂ©s de massacrer les Juifs, les communistes et les opposants derrière le front de l’Est Ă partir de 1941. Ils pratiquent des fusillades de masse, notamment Ă Babi Yar. Leurs actions font plus d’un million de victimes.Â
Grande guerre patriotique: Nom donnĂ© en URSS Ă la guerre contre l’Allemagne nazie entre 1941 et 1945. Elle dĂ©bute avec l’invasion allemande de l’URSS lors de l’opĂ©ration Barbarossa. Ce conflit provoque des pertes humaines immenses et devient un symbole patriotique soviĂ©tique.Â
Collaboration: Politique menĂ©e par le rĂ©gime de Vichy consistant Ă coopĂ©rer avec l’Allemagne nazie après 1940. Elle concerne les domaines politique, Ă©conomique et policier.Â
FFI: Organisation créée en 1944 pour regrouper les diffĂ©rents mouvements armĂ©s de la RĂ©sistance française. Les FFI participent aux combats de la LibĂ©ration aux cĂ´tĂ©s des AlliĂ©s. Elles sont placĂ©es sous l’autoritĂ© du gĂ©nĂ©ral De Gaulle.Â
Partisan: Combattants irrĂ©guliers menant des actions de guĂ©rilla contre les armĂ©es d’occupation, notamment en URSS et en Europe de l’Est. Ils sabotent les infrastructures et attaquent les forces ennemies.Â
Art opĂ©ratique: StratĂ©gie militaire Ă©tablie dès les annĂ©es 1930 par les penseurs militaires soviĂ©tiques. Elle conduit Ă la destruction du front adverse par une offensive gĂ©nĂ©ralisĂ©e.Â
Waffen SS: Branche combattante de la SS créée par le rĂ©gime nazi. Elle participe aux principales opĂ©rations militaires allemandes mais aussi Ă des crimes de guerre et massacres de civils. Très idĂ©ologisĂ©e, elle constitue un pilier du système nazi.Â
Capitulation sans conditions: Principe imposĂ© par les AlliĂ©s exigeant la reddition totale des puissances de l’Axe sans nĂ©gociation possible. Cette politique est affirmĂ©e lors de la confĂ©rence de Casablanca en 1943. L’Allemagne capitule sans conditions le 8 mai 1945.Â
🏛️LES PERSONNAGES LES PLUS IMPORTANTS
Charles de Gaulle (1890-1970) : GĂ©nĂ©ral français qui refuse l’armistice de 1940 et lance l’appel du 18 Juin depuis Londres. Il dirige la France libre puis le Gouvernement provisoire après la LibĂ©ration. Il devient le symbole de la RĂ©sistance française.Â
Gueorgui Joukov (1896-1974): MarĂ©chal soviĂ©tique. Il joue un rĂ´le dĂ©cisif dans les victoires de Moscou, Stalingrad et Berlin contre l’Allemagne nazie. Il est considĂ©rĂ© comme l’un des grands artisans de la victoire soviĂ©tique.Â
Erich von Manstein (1887-1973) : Stratège majeur de l’armĂ©e allemande pendant la guerre. Il participe Ă la victoire contre la France en 1940 et commande sur le front de l’Est. Il est ensuite Ă©cartĂ© par Hitler après plusieurs dĂ©saccords stratĂ©giques.Â
Winston Churchill (1874-1965) : Premier ministre du Royaume-Uni durant la majeure partie de la Seconde Guerre mondiale. Il incarne la rĂ©sistance britannique face Ă Hitler après 1940. Son alliance avec Roosevelt et Staline contribue Ă la victoire alliĂ©e.Â
Bernard Montgomery (1887-1976) : Commandant britannique victorieux Ă El-Alamein en 1942 contre les forces de l’Axe. Il participe ensuite au dĂ©barquement de Normandie. Il est l’un des principaux chefs militaires alliĂ©s.Â
Philippe Leclerc (1902-1947) : GĂ©nĂ©ral de la France libre fidèle Ă De Gaulle. Il dirige la 2e DB qui participe Ă la libĂ©ration de Paris en aoĂ»t 1944. Il poursuit ensuite les combats jusqu’en Allemagne.Â
Pierre Brossolette (1903-1944) : Journaliste et grande figure de la RĂ©sistance française. Il participe Ă l’organisation des rĂ©seaux rĂ©sistants et travaille avec De Gaulle Ă Londres. ArrĂŞtĂ© par les nazis, il se suicide pour ne pas parler sous la torture.Â
Jean Moulin (1899-1943) : Haut fonctionnaire français envoyĂ© par De Gaulle pour unifier les mouvements de RĂ©sistance. Il fonde le Conseil national de la RĂ©sistance en 1943. ArrĂŞtĂ© par la Gestapo, il meurt sous la torture.Â
Joseph Darnand (1897-1945) : Dirigeant de la Milice française sous le rĂ©gime de Vichy. Collaborateur actif des nazis, il participe Ă la rĂ©pression de la RĂ©sistance et Ă la traque des Juifs. CondamnĂ© Ă mort après la LibĂ©ration, il est exĂ©cutĂ© en 1945.Â
Jean de Lattre (1889-1952) : Général français qui rejoint la France libre après avoir refusé l’occupation allemande. Il commande la 1re Armée française lors du débarquement de Provence en 1944. Il représente la France lors de la capitulation allemande en 1945.
Philippe PĂ©tain (1856-1951): Chef de l’État français en 1940 après la dĂ©faite. Il dirige le rĂ©gime de Vichy et engage une politique de collaboration avec l’Allemagne nazie. JugĂ© après la guerre, il est condamnĂ© pour haute trahison.Â
Walter Model (1891-1945) : MarĂ©chal allemand rĂ©putĂ© pour sa dĂ©fense efficace sur le front de l’Est puis Ă l’Ouest. Fidèle Ă Hitler, il tente de ralentir l’avancĂ©e alliĂ©e en 1944-1945. Il se suicide Ă la fin de la guerre.Â
I. Du conflit europĂ©en au conflit mondial, 1939-1941Â
🪶CITATION A RETENIR: Â
A. 1939, la guerre commenceÂ
Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale est directement lié à la politique expansionniste de l’Allemagne nazie dirigée par Adolf Hitler. Après l’annexion de l’Autriche en 1938, l’occupation de la Tchécoslovaquie en mars 1939 et les succès obtenus grâce à la politique d’apaisement menée par les démocraties occidentales, Hitler tourne désormais ses ambitions vers la Pologne.
Afin d’éviter une guerre sur deux fronts, l’Allemagne signe le 23 août 1939 le pacte germano-soviétique avec l’Union des républiques socialistes soviétiques de Joseph Staline. Officiellement, il s’agit d’un pacte de non-agression. Mais un protocole secret prévoit en réalité le partage de l’Europe orientale entre les deux puissances, notamment celui de la Pologne, tandis que l’URSS annexe les pays baltes et la Bessarabie.
Le 1er septembre 1939, l’armée allemande envahit la Pologne. L’attaque est extrêmement rapide grâce à la stratégie de la « Blitzkrieg » (« guerre éclair »). Les Allemands combinent aviation, chars et infanterie motorisée afin de percer rapidement les lignes ennemies. Les bombardiers allemands détruisent routes, gares et communications tandis que les divisions blindées avancent très vite. La ville de Varsovie est violemment bombardée. Toutes les divisions allemandes ne sont pas mécanisées, mais elles surclassent en nombre et armement les Polonais.
Le 3 septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne. Pourtant, les Alliés interviennent très peu dans les premières semaines du conflit, alors qu’une opportunité est inespérée : presque les trois quarts de la Wehrmacht sont concentrés en Pologne, mais l’état-major français (Gamelin) a peur des pertes et surestime l’ennemi. Sur le front occidental commence alors une période appelée la « drôle de guerre » : les armées françaises et britanniques restent principalement derrière la ligne Maginot sans lancer d’offensive majeure contre l’Allemagne.
Pendant ce temps, la Pologne est écrasée en quelques semaines, malgré une résistance héroïque. Le 17 septembre 1939, l’Armée rouge soviétique envahit l’est du pays conformément au pacte germano-soviétique. Varsovie capitule le 27 septembre. La Pologne disparaît alors de la carte de l’Europe, partagée entre l’Allemagne qui la transforme en gouvernement-général, et traite sa population en esclaves et l’URSS qui annexe directement les régions occupées et s’emploie à détruire la culture catholique. A Katyn en 1940, plus de 30 000 officiers polonais sont tués par le NKVD.
En avril 1940, l’Allemagne poursuit ses offensives en Europe du Nord. Le Danemark est occupé en une journée tandis que la Norvège est envahie afin de sécuriser les approvisionnements allemands en minerai de fer venu de Suède. Les Alliés échouent à empêcher ces conquêtes, mais déploient un corps expéditionnaire en soutien à Narvik.
B. La chute de la France, 1940Â
Le 10 mai 1940, l’Allemagne lance une grande offensive contre l’Europe occidentale. Les troupes allemandes envahissent simultanément les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg. Les états-majors français et britanniques pensent alors revivre le scénario de 1914 et envoient leurs meilleures troupes vers la Belgique.
Cependant, les Allemands utilisent une stratégie différente, selon le Plan jaune. Les divisions blindées du général Heinz Guderian traversent les Ardennes, région considérée comme difficilement franchissable par les Français. Les chars allemands percent rapidement le front français à Sedan les 13 et 14 mai 1940 et encerclent les forces alliées dans le nord de la France. C’est le « coup de faucille ». L’armée française est prise de vitesse par la guerre éclair allemande, les meilleures troupes sont capturées. Entre le 26 mai et le 4 juin 1940 a lieu l’évacuation de Dunkerque : environ 340 000 soldats britanniques et français sont évacués vers le Royaume-Uni grâce à une immense opération maritime et au sacrifice de soldats français.
Malgré cette évacuation, l’armée française s’effondre rapidement. Il y’a des moments de résistance désespérée, à Stonne, Lille ou Saumur mais la situation n’est plus sauvable après le coup de faucille. Les civils fuient massivement l’avancée allemande : c’est l’Exode. Des millions de Français prennent les routes dans des conditions chaotiques. Paris est déclarée ville ouverte et occupée par les Allemands le 14 juin 1940. Si les pertes allemandes augmentent et que les Français combattent jusqu’au bout, la métropole est perdue. D’autant plus que le 10 juin, Mussolini choisit de rentrer en guerre aux côtés de l’Allemagne et attaque dans les Alpes.
Le gouvernement français se divise sur la poursuite de la guerre. Le général Charles de Gaulle veut poursuivre la lutte depuis les colonies, mais le maréchal Philippe Pétain, devient président du Conseil et demande l’armistice. Celui-ci est signé le 22 juin 1940 dans la forêt de Compiègne, au même endroit que l’armistice de 1918.
La France est alors divisée en deux zones :une occupée au nord et à l’ouest contrôlée par l’Allemagne et une zone dite « libre » au sud dirigée depuis Vichy par le régime de Pétain. L’Alsace-Moselle est perdue, le Nord-Pas-de-Calais rattaché au commandement de Bruxelles, une zone interdite à l’Est est ouverte à la colonisation allemande.
Cependant, certains Français refusent la défaite. Depuis Londres, le général Charles de Gaulle lance le 18 juin 1940 un appel à poursuivre le combat. Cet appel marque la naissance de la France libre.
La défaite française de 1940 constitue un immense choc psychologique et politique. En six semaines seulement, l’armée française, considérée comme l’une des plus puissantes du monde, a été vaincue par la Wehrmacht. 65 000 soldats français ont été tués contre 40 000 Allemands, c’est la pire défaite militaire de l’histoire de France.
C. La guerre en MĂ©diterranĂ©eÂ
À partir de 1940, la Méditerranée devient un espace stratégique majeur de la Seconde Guerre mondiale. Mussolini espère construire un empire méditerranéen et profiter des victoires allemandes, il ne croit pas à un conflit de long terme. Or, le premier ministre britannique Winston Churchill l’annonce « We shall never surrender! et mobilise son pays, prêt à se battre jusqu’au bout. Lors de la bataille d’Angleterre, la Royal Air Force repousse la Luftwaffe (armée de l’air) allemande, et malgré les bombardement allemands contre les villes britanniques (le Blitz), la Grande-Bretagne résiste.
Les combats se développent rapidement en Afrique du Nord. Les Italiens attaquent l’Égypte britannique depuis la Libye italienne. Cependant, les forces italiennes rencontrent rapidement des difficultés face aux Britanniques et sont repoussées avec des pertes catastrophiques en octobre 1940. Hitler décide alors d’envoyer en Afrique l’ Afrika Korps commandé par le général Erwin Rommel.
Rommel remporte plusieurs succès spectaculaires en 1941-1942 grâce à ses tactiques rapides dans le désert. Les combats autour de Tobrouk ou d’El-Alamein deviennent emblématiques de cette guerre du désert. Le contrôle du canal de Suez représente un enjeu stratégique essentiel car il permet de relier le Royaume-Uni à son empire colonial. Les Britanniques encouragent la formation de forces spéciales : le LRDG, des commandos et notamment les SAS de Bill Stirling et Paddy Mayne. Ces forces harcèlent les lignes de communication et aéroports de l’Axe.
La Méditerranée est aussi un espace de guerre navale important. La flotte britannique affronte les marines italienne et allemande pour contrôler les routes maritimes. L’île de Malte, contrôlée par les Britanniques, joue un rôle stratégique majeur pour attaquer les convois de l’Axe, et repousse les raids aériens.
Les Balkans deviennent également un théâtre d’opérations. En 1941, l’Allemagne envahit la Yougoslavie qui s’effondre puis la Grèce afin de soutenir l’Italie, en difficulté militaire dans la région. La Crète est ensuite conquise par les parachutistes allemands lors d’une opération aéroportée.
Â
D. La France sous l'Occupation
Après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain le 10 juillet 1940 par une majorité de députés du Parlement, la république disparait, remplacé par l’Etat français. Le siège du gouvernement
Le régime de Vichy rompt avec les valeurs de la République. Pétain lance la « Révolution nationale » fondée sur le triptyque « Travail, Famille, Patrie ». C’est un régime autoritaire, construit sur le culte de la personnalité de Pétain, abolit la démocratie libérale et profite du désarroi des Français en cette période de défaite, qui les incite à accepter le régime. Le régime développe une propagande valorisant l’autorité, la religion, le patriarcat et le retour à la terre.
Vichy choisit également la collaboration avec l’Allemagne nazie. Le 24 octobre 1940, Pétain rencontre Hitler à Montoire. Cette politique de collaboration est déjà économique avec les livraisons de matières premières à l’Allemagne, notamment l’acier, la participation d’entreprises françaises aux efforts de défense allemand sur le territoire français et alors que la France paye 400 millions de francs par jour de frais d’occupation. La police française est aussi incitée à la collaboration et Vichy s’aligne diplomatiquement sur l’Allemagne. En retour, le Reich ne rend qu’une fraction très limitée des prisonniers français faits en 1940 (plus d’un million) et n’allège en rien les conditions d’occupation.
A ce moment, les Français désapprouvent majoritairement la collaboration. Et ce alors que la population française subit également de nombreuses difficultés matérielles. Les pénuries alimentaires provoquent le rationnement. Les tickets de rationnement deviennent indispensables pour acheter nourriture, vêtements ou carburant. Le marché noir se développe fortement.
Dès 1940, le régime de Vichy adopte des lois antisémites excluant les Juifs de nombreux emplois publics, une politique d’exclusion qui est toujours plus importante.
🎬A RETENIR POUR VOS COPIES
II. 1941-1943, la guerre devient mondialeÂ
🪶CITATION A RETENIR: Â
A. Barbarossa, Pearl HarborÂ
L’année 1941 marque un tournant décisif dans la Seconde Guerre mondiale. Le conflit, jusque-là principalement européen, devient véritablement mondial avec l’invasion de l’Union des républiques socialistes soviétiques par l’Allemagne et l’entrée en guerre des États-Unis après l’attaque japonaise de Pearl Harbor.
Le 22 juin 1941, Hitler lance l’opération Barbarossa contre l’URSS, malgré le pacte germano-soviétique signé en 1939. Il s’agit de la plus grande offensive militaire de l’histoire : près de 3 millions de soldats allemands et de leurs alliés envahissent l’Union soviétique sur un front immense allant de la mer Baltique à la mer Noire.
Les objectifs d’Hitler sont multiples : il veut détruire le communisme soviétique, qualifié de « judéo-bolchevisme » et associant donc les populations juives au régime Ce faisant, il ne s’agit pas d’une simple guerre entre Etats, comme on peut le voir face au Royaume-Uni mais d’une logique d’extermination, basée sur la race. En effet, la construction de l’espace vital à l’Ouest passe par une réduction des populations slaves et baltes au rang d’esclaves de colons allemands.
Hitler croit à une guerre courte, brutale, où la ligne A-A (Astrakhan sur la mer Noire jusqu’à Arkhangelsk à l’extrémité nord) sera atteinte avant la fin de l’année. Grâce aux ressources de l’URSS, l’Allemagne sera en mesure de bloquer les Britanniques et les Américain, car Hitler pense que leur entrée en guerre est imminente.
L’armée allemande progresse très rapidement durant l’été 1941. Staline n’a pas cru aux renseignements qui prévoyaient l’attaque allemande et les Soviétiques sont surpris. D’autant plus que les purges des officiers depuis 1937 ont largement affaibli l’armée rouge. Des centaines de milliers de soldats soviétiques sont encerclés et capturés. Les villes de Kiev et Smolensk tombent rapidement. En quelques mois, l’URSS perd d’immenses territoires et plusieurs millions d’hommes.
Cependant, les Allemands sous-estiment la capacité de résistance soviétique. Les distances immenses, les difficultés de ravitaillement et l’arrivée de l’hiver ralentissent leur progression. Devant Moscou, l’armée allemande est stoppée en décembre 1941 par une contre-offensive soviétique, sous l’impulsion du maréchal Joukov. A Leningrad, la ville subit un siège mais résiste, même si elle perdra un million de civils jusqu’en 1944.
Pendant ce temps, en Asie, le Japon poursuit sa politique expansionniste. En 1931, il s’empare de la Mandchourie. Puis en 1937, profitant de la guerre civile en Chine, l’armée japonaise attaque, espérant créer une suite d’Etats vassaux, le KMT continue cependant à résister, malgré la prise de Beijing, Shangaï et Nankin.
Les tensions augmentent avec les États-Unis, particulièrement après l’occupation japonaise de l’Indochine en 1940. Le président Roosevelt impose des sanctions économiques au Japon, notamment un embargo sur le pétrole. L’état-major japonais, dont l’effort de guerre repose sur les importations de pétrole, choisit de déclarer la guerre aux Etats-Unis et aux puissances alliées.
Le 7 décembre 1941, l’aviation japonaise attaque par surprise la base navale américaine de Pearl Harbor à Hawaï. Plus de 2 400 Américains sont tués et une grande partie de la flotte du Pacifique est endommagée. Le lendemain, les États-Unis déclarent la guerre au Japon. Quelques jours plus tard, l’Allemagne et l’Italie déclarent à leur tour la guerre aux États-Unis.
Pendant les mois qui suivent, le Japon mène une série de campagnes fulgurantes. Les Philippines, l’Indonésie, la Birmanie, les îles du Pacifique tombent entre ses mains.
Le conflit devient alors pleinement mondial. Les combats s’étendent désormais à l’Europe, à l’Afrique, à l’Asie et au Pacifique.
B. 1941-1942, la rĂ©sistance de l’urss et des autres alliĂ©sÂ
Malgré les succès initiaux allemands, l’URSS parvient progressivement à organiser une résistance massive. Les Allemands avaient été accueillis en libérateurs par les peuples aux frontières soviétiques, espérant en finir avec Staline. Cependant, si des centaines de milliers de Soviétiques rejoignent l’armée allemande pendant le conflit (comme la ROA du général Vlasov), les Allemands infligent une terreur sans précédent aux peuples occupés, encourageant la résistance. De même, les prisonniers de guerre soviétiques sont souvent laissés mourir de faim dans les camps allemands, la moitié d’entre eux ne survit pas au conflit.
Car, face à l’invasion, Joseph Staline a appelé à la « Grande Guerre patriotique ». Des millions de citoyens soviétiques sont mobilisés. Les usines situées dans l’ouest du pays sont démontées puis transférées vers l’Oural ou la Sibérie afin d’échapper aux Allemands. Cette réorganisation industrielle gigantesque permet à l’URSS de continuer à produire chars, avions et armements malgré l’invasion.
Lors de l’hiver 1941-1942, Hitler ordonne à l’armée allemande de ne pas battre en retraite, c’est le « Haltbefehl » qui sauve l’armée d’une potentielle désintégration face aux contre-attaques soviétiques. L’espoir d’un effondrement de l’armée rouge et de la chute de Staline est terminé en ce début d’année 1942. L’Allemagne garde néanmoins la supériorité tactique et relance à l’été 1942 l’offensive.
Le Plan Bleu cible le sud l’URSS afin de s’emparer du pétrole du Caucase et d’atteindre la Volga pour briser les lignes de ravitaillement soviétiques.
Cette offensive conduit Ă la bataille de Stalingrad, sur la Volga, qui dĂ©bute Ă l’étĂ© 1942. Les combats dans la ville deviennent extrĂŞmement violents : chaque rue, chaque immeuble est disputĂ©. Le gĂ©nĂ©ral Chuikov tient jusqu’au bout, donnant le temps nĂ©cessaire Ă Joukov de lancer le plan Uranus. Â
Ce plan, en novembre 1942, est une vaste contre-offensive, qui encercle la VIe armée allemande du général Friedrich Paulus. Après des mois de combats et de famine, les Allemands capitulent en février 1943. Cette défaite constitue un tournant majeur de la guerre : pour la première fois, une grande armée allemande est détruite. 90 000 soldats ont été fait prisonniers et la Wehrmacht doit se replier jusqu’au Kouban et à l’Ukraine.
La Wehrmacht n’est pas encore vaincue, mais avec l’entrée en guerre des Etats-Unis et la victoire britannique d’El Alamein qui sauve l’Egypte de Rommel en novembre 1942 annonce le début des défaites allemandes.
C. La Shoah, une entreprise d’exterminationÂ
Dès leur arrivée au pouvoir en 1933, les nazis mettent en place une politique antisémite fondée sur l’exclusion et les discriminations. Mais la guerre radicalise encore davantage cette politique jusqu’à l’extermination systématique.
Après l’invasion de la Pologne en 1939, des millions de Juifs passent sous domination allemande. Les nazis les regroupent dans des ghettos fermés comme celui de Varsovie où les conditions de vie sont terribles : surpopulation, faim, maladies et travail forcé provoquent déjà des dizaines de milliers de morts, avec un taux de pertes grandissant au fur et à mesure des années.
L’invasion de l’URSS en 1941 marque une nouvelle étape dans la violence antisémite. Des unités spéciales appelées Einsatzgruppen suivent l’armée allemande et massacrent les Juifs, les communistes et d’autres populations considérées comme ennemies. Ces massacres par fusillade font plus d’un million de victimes. Le massacre de Babi Yar près de Kiev en septembre 1941 provoque à lui seul la mort de plus de 33 000 Juifs en deux jours.
En janvier 1942, lors de la conférence de Wannsee près de Berlin, les dirigeants nazis coordonnent les efforts de leur ministère dans le cadre la « Solution finale », c’est-à -dire l’extermination systématique des Juifs d’Europe. Cette conférence ne décide pas cette politique, déjà lancée depuis l’année précédente, mais Reynard Heydrich, chef du RSHA, réussit à coordonner les différents ministères autour de la SS dans cette entreprise. Des camps d’extermination sont construits ou développés en Pologne occupée, notamment Auschwitz-Birkenau, Treblinka, Sobibor ou Belzec.
Les Juifs sont arrêtés dans toute l’Europe occupée puis déportés dans des wagons à bestiaux. À leur arrivée dans les camps, beaucoup sont immédiatement envoyés dans les chambres à gaz. Les corps sont ensuite brûlés dans des crématoires. Ces camps ont pour but – le projet reste en théorie secret – d’éliminer les déportés soit immédiatement soit par le travail.
À Auschwitz-Birkenau, plus d’un million de personnes sont assassinées, principalement des Juifs. Au total, plus de 6 millions de Juifs sont exterminés durant la guerre. Les nazis persécutent également les Tsiganes, les handicapés, les homosexuels et les opposants politiques.
La Shoah reprĂ©sente ainsi une entreprise industrielle et administrative d’extermination sans prĂ©cĂ©dent dans l’histoire.Â
D. Résister et collaborer en France occupée
La résistance comme la collaboration en France sont le fait de minorités actives. La majorité des Français, avant l’année 1944, reste attentiste et ne s’engage pas directement dans un mouvement résistant. Cependant, les formes de la résistance peuvent être plus discrètes : ne pas renseigner une patrouille allemande en train de chasser un partisan, écouter Radio Londres, cacher des populations persécutées, etc.
Le régime de Vichy dirigé par Philippe Pétain a choisi officiellement la collaboration avec l’Allemagne nazie depuis 1940. En juillet 1942, la rafle du Vél’ d’Hiv conduit à l’arrestation de plus de 13 000 Juifs à Paris. De même, la Légion des Volontaires Français (LVF) est envoyée combattre l’URSS dans l’armée allemande dès 1941.
Cependant, la Résistance française se développe progressivement. Au début, elle reste limitée et dispersée. Les premiers résistants diffusent des journaux clandestins, cachent des personnes recherchées ou collectent des renseignements pour les Alliés. De Gaulle ne contrôle pas tous les réseaux, les premiers organisés en 1940 sont rares (confrérie Notre Dame, réseau du Musée de l’Homme) mais sous l’impulsion du BCRA (services secrets de la France Libre) ils se coordonnent. Jean Moulin, émissaire gaulliste en France, joue un rôle essentiel dans cette fusion, créant le CNR en 1943.
Dans les colonies, la France Libre avait déjà rallié l’Afrique équatoriale française en 1940, les territoires du Pacifique et en 1942, les troupes du général Koenig s’étaient illustré à Bir Hakeim. De même, Leclerc avait fait jurer le serment de Koufra : ne pas cesser de se battre avant la victoire et de faire une nouvelle fois flotter le tricolore sur Metz et Strasbourg.
Le 8 novembre 1942, les Anglo-Américains débarquent en Afrique du Nord française, où les colonies d’Afrique se rallient aux Alliés. En réaction, l’armée allemande envahit la zone libre.
Cette occupation totale et la création du STO poussent davantage de Français à rejoindre les maquis, groupes armés cachés dans les campagnes ou les montagnes.
Les résistants organisent sabotages, attentats, évasions et transmissions de renseignements aux Alliés. Beaucoup sont arrêtés, torturés ou exécutés.
🎬A RETENIR POUR VOS COPIES
III. Les offensives alliées et la chute de l’Axe, 1943-1945
🪶CITATION A RETENIR: Â
A. 1943, les alliĂ©s prennent l’avantageÂ
Après les victoires de l’Axe entre 1939 et 1942, les Alliés prennent progressivement l’initiative militaire sur la plupart des fronts. L’Allemagne nazie, l’Italie fasciste et le Japon impérial commencent à perdre leur supériorité stratégique face à la puissance industrielle et humaine des Alliés.
Après Stalingrad, à l’été 1943, a lieu la gigantesque bataille de Koursk, la plus grande bataille de chars de l’histoire. Hitler tente de reprendre l’initiative en attaquant un saillant soviétique autour de Koursk. Environ 2 millions de soldats, 6 000 chars et 4 000 avions participent aux combats. Les Allemands utilisent leurs nouveaux chars Tigre et Panther, mais les Soviétiques ont préparé de profondes lignes défensives avec mines, tranchées et artillerie. Après plusieurs semaines de combats extrêmement violents, l’offensive allemande échoue. L’Armée rouge passe alors définitivement à l’offensive et commence à repousser progressivement les Allemands vers l’ouest.
Dans le même temps, les Alliés progressent en Méditerranée. Après la victoire britannique d’El-Alamein et le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, les forces de l’Axe sont progressivement écrasées en Tunisie. En mai 1943, plus de 250 000 soldats allemands et italiens capitulent en Afrique du Nord.
Les Alliés décident ensuite d’attaquer directement l’Italie considérée comme le « ventre mou » de l’Europe. En juillet 1943, les forces anglo-américaines débarquent en Sicile lors de l’opération Husky. Face aux défaites militaires, Benito Mussolini est renversé le 25 juillet 1943 par le Grand Conseil fasciste. Le roi Victor-Emmanuel III fait arrêter le Duce.
Le nouveau gouvernement italien dirigé par le maréchal Pietro Badoglio signe un armistice avec les Alliés le 8 septembre 1943. Cependant, les Allemands occupent rapidement le nord et le centre de l’Italie, libèrent Mussolini et installent un régime fasciste fantoche dans le nord du pays. La campagne d’Italie devient alors longue et difficile. Les combats autour du mont Cassin ou de la ligne Gustav provoquent d’importantes pertes.
Dans le Pacifique, les États-Unis prennent également l’avantage face au Japon. Après la bataille de Midway en 1942, la marine japonaise perd progressivement sa supériorité. Les Américains développent la stratégie du « saut d’île en île » : ils contournent certaines positions japonaises fortement défendues afin de conquérir des bases stratégiques permettant de se rapprocher progressivement du Japon.
L’économie alliée joue un rôle décisif dans ce renversement de situation. Les États-Unis deviennent « l’arsenal des démocraties ». En 1943, l’industrie américaine produit environ :86 000 avions, 29 000 chars, des milliers de navires, et des quantités immenses d’armes et de munitions. L’effort industriel soviétique est tout aussi conséquent, ce qui surclasse définitivement l’industrie allemande, mal organisée, manquant de ressources et gaspillant ses efforts dans des projets
Ainsi, en 1943, l’équilibre mondial bascule progressivement en faveur des Alliés grâce à leur supériorité industrielle, économique et humaine.
B. 1944, les offensives dĂ©cisives des AlliĂ©sÂ
L’année 1944 marque le début de la reconquête de l’Europe occupée par les Alliés. L’Allemagne est désormais attaquée simultanément à l’est par l’Armée rouge et à l’ouest par les Anglo-Américains. La supériorité aérienne des alliés est totale : leur aviation bombarde sans relâche les villes et industries allemandes et l’ensemble de l’Europe. La Luftwaffe est balayée, ce qui signifie que les forces allemandes subiront à chaque assaut le ciblage des avions anglo-américains.
Le 6 juin 1944 a lieu le célèbre Débarquement de Normandie, appelé opération Overlord. Sous le commandement du général Dwight David Eisenhower, plus de 150 000 soldats américains, britanniques, canadiens et alliés débarquent sur les plages de Normandie. Il s’agit de la plus grande opération amphibie de l’histoire.
Les plages portent les noms de code Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword. À Omaha Beach, les soldats américains subissent des pertes particulièrement lourdes face aux défenses allemandes. Les Alliés utilisent une préparation gigantesque, où 150 000 soldats sont déployés dès le premier jour. La Résistance française joue également un rôle important en sabotant voies ferrées et communications allemandes, et surtout en ayant fourni en amont les renseignements nécessaires sur l’état des fortifications et forces allemandes.
Après de violents combats dans le bocage normand, les Alliés percent le front allemand à Avranches fin juillet 1944. Paris est libérée le 25 août 1944 par les Forces françaises libres du général Philippe Leclerc de Hauteclocque et les résistants parisiens.
Pendant ce temps, l’Armée rouge progresse rapidement à l’est. L’opération Bagration lancée en juin 1944 détruit le groupe d’armées Centre allemand en Biélorussie. Les Soviétiques avancent ensuite vers la Pologne et les Balkans. À l’automne 1944, l’Allemagne recule sur tous les fronts.
Cependant, Hitler refuse toute capitulation. En décembre 1944, il lance une dernière grande offensive dans les Ardennes en Belgique. Les Allemands espèrent diviser les forces alliées occidentales. Malgré des succès initiaux, l’offensive échoue face à la résistance américaine et au manque de carburant allemand.
Les bombardements stratégiques alliés intensifient également la destruction de l’Allemagne. Des villes comme Hambourg, Cologne ou Dresde subissent des bombardements massifs provoquant des dizaines de milliers de morts civils.
Ainsi, en 1944, les Alliés reprennent progressivement le contrôle de l’Europe occidentale tandis que l’Allemagne s’affaiblit rapidement.
C. 1945, A l'assaut de l'Allemagne
Au début de l’année 1945, le Reich allemand est proche de l’effondrement. Les Alliés occidentaux franchissent le Rhin tandis que l’Armée rouge progresse rapidement vers Berlin.
Le sort de l’Allemagne a été défini par les Alliés lors de plusieurs conférences, de Téhéran à Yalta, dans cette dernière, en février, les bases de la conférence de San Francisco sont posées, ainsi que la division de l’Allemagne en zones d’occupation entre les vainqueurs.
À l’est, les Soviétiques lancent en janvier 1945 une immense offensive depuis la Vistule jusqu’à l’Oder. En quelques semaines, l’Armée rouge avance de plusieurs centaines de kilomètres et atteint les environs de Berlin. Les combats sont particulièrement violents en Prusse orientale et en Silésie. Les civils allemands s’enfuient pour échapper aux représailles soviétiques, alors que les territoires à l’est de l’Oder-Neisse seront bientôt cédés à la Pologne.
À l’ouest, les Anglo-Américains franchissent le Rhin en mars 1945. Des millions de soldats alliés pénètrent alors en Allemagne. Les forces allemandes manquent désormais d’hommes, de carburant et d’équipement. Pourtant, Hitler ordonne une résistance totale.
Les Alliés découvrent progressivement les camps de concentration et d’extermination nazis. Les soldats américains libèrent Buchenwald et Dachau tandis que les Soviétiques découvrent Auschwitz-Birkenau en janvier 1945. Les images des survivants et des charniers provoquent un immense choc mondial.
La bataille de Berlin débute en avril 1945. Plus de 2 millions de soldats soviétiques participent à l’assaut final contre la capitale allemande défendue par des soldats épuisés, des vieillards et de jeunes adolescents enrôlés dans les Jeunesses hitlériennes.
Les combats de rue sont extrêmement violents. Hitler reste dans son bunker souterrain à Berlin tandis que la ville est progressivement encerclée. Le 30 avril 1945, Adolf Hitler se suicide avec Eva Braun.
Le 8 mai 1945, l’Allemagne capitule sans condition : c’est le VE Day (« Victory in Europe Day »). La guerre en Europe prend fin après près de six années de conflit.
L’Europe sort ruinée et profondément traumatisée du conflit.
D. 1945, La lutte ultime du Japon
Même après la capitulation allemande, la guerre continue dans le Pacifique contre le Japon. Depuis 1943, les Américains progressent progressivement vers l’archipel japonais grâce à leur stratégie du « saut d’île en île », de Tarawa aux Philippines.
Les combats du Pacifique sont particulièrement violents. L’armée japonaise refuse souvent de se rendre et privilégie le combat jusqu’à la mort. Les batailles d’Iwo Jima et d’Okinawa en 1945 illustrent cette violence extrême. À Iwo Jima, seuls 216 Japonais sont faits prisonniers, contre 18 000 tués, alors que les Américains subissent 28 000 pertes . Les civils subissent également des pertes énormes.
Les Japonais utilisent massivement les kamikazes, pilotes suicides lançant leurs avions chargés d’explosifs contre les navires américains.
Face à la perspective d’une invasion du Japon qui pourrait provoquer des centaines de milliers de morts, les États-Unis développent une arme nouvelle dans le cadre du projet Manhattan : la bombe atomique.
Le président Harry Truman décide d’utiliser cette arme afin d’accélérer la capitulation japonaise. Le 6 août 1945, une première bombe atomique est larguée sur Hiroshima. La ville est presque entièrement détruite et environ 70 000 personnes meurent immédiatement. Des dizaines de milliers d’autres succombent ensuite aux radiations.
Le 9 août 1945, une seconde bombe atomique frappe Nagasaki. Parallèlement, l’URSS déclare la guerre au Japon et envahit la Mandchourie occupée.
Le Japon annonce finalement sa capitulation le 15 août 1945. L’acte officiel est signé le 2 septembre 1945 à bord du cuirassé américain USS Missouri.
La Seconde Guerre mondiale prend ainsi fin après avoir provoqué des destructions humaines et matérielles sans précédent dans l’histoire de l’humanité.
🎬A RETENIR POUR VOS COPIES
CHRONOLOGIE DES PRINCIPALES DATES DU CHAPITREÂ