Scène d'ouverture de la série "Rome". Le combat des légionnaires de Jules César contre les Gaulois à Alésia, 52 av JC
🔎LES NOTIONS CLÉS A RETENIR POUR LE CHAPITRE
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Cité-État (Polis) Une petite cité indépendante composée d’une ville et de ses campagnes environnantes. Chaque polis possède son propre gouvernement, ses lois, sa monnaie et ses dieux protecteurs (ex. : Athènes, Sparte, Thèbes).
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Hoplites Les hoplites sont les citoyens-soldats de la Grèce antique. Ils combattent en formation serrée (phalange) avec un lourd bouclier rond (hoplon), une lance et une armure. Ils incarnent l’idéal du citoyen qui défend sa cité.
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Guerres médiques (490-479 av. J.-C.) Conflits qui opposent les cités grecques à l’Empire perse. Ces guerres renforcent l’identité grecque et l’orgueil d’Athènes.
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Principat Régime politique créé par Auguste en 27 av. J.-C. Il conserve les apparences de la République (Sénat, consuls) tout en concentrant tous les pouvoirs réels entre les mains d’un seul homme : le princeps (premier citoyen).
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Pax Romana « Paix romaine ». Période de stabilité et de prospérité dans l’Empire romain. Elle est marquée par l’absence de grandes guerres intérieures et le développement du commerce.
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Citoyenneté romaine. Au début réservée aux habitants de Rome et de l’Italie, elle est progressivement étendue aux peuples conquis, puis accordée à tous les hommes libres de l’Empire en 212 par l’empereur Caracalla.
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Édit de Milan (313) Texte promulgué par l’empereur Constantin qui autorise officiellement le culte chrétien dans tout l’Empire romain.
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Concile de Nicée (325) Première grande réunion d’évêques convoquée par Constantin. Il définit les bases de la foi chrétienne (symbole de Nicée) et lutte contre les hérésies.
🏛️LES PERSONNAGES LES PLUS IMPORTANTS
Périclès (495 – 429 av. J.-C.) Stratège athénien presque continuellement élu entre 461 et 429 av. J.-C., il dirige Athènes à son âge d’or. Il fait construire le Parthénon et prononce le célèbre « Discours aux morts » qui défend la démocratie.
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Hérodote (484 – 425 av. J.-C.) Historien grec surnommé « le père de l’Histoire ». Il fait le récit des Guerres médiques en apportant une recherche méthodique sur les faits.
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Socrate (470 – 399 av. J.-C.) Philosophe athénien considéré comme l’un des fondateurs de la philosophie occidentale. Il ne laisse aucun écrit : on le connaît surtout grâce aux textes de son disciple, Platon.
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Auguste (63 av. J.-C. – 14 apr. J.-C.) Né Octave, il est le petit-neveu et fils adoptif de Jules César. Vainqueur des guerres civiles, en 27 av. J.-C., le Sénat lui donne le titre d’Auguste (« le vénérable »). Il crée le Principat : il conserve les institutions républicaines tout en concentrant le pouvoir autour de lui et de sa famille.
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Constantin Ier (272 – 337 apr. J.-C.) Empereur romain qui joue un rôle décisif dans la christianisation de l’Empire. En 313, il promulgue l’Édit de Milan qui autorise le culte chrétien. Il convoque le Concile de Nicée en 325 pour unifier la doctrine chrétienne. En 330, il transfère la capitale à Constantinople (nouvelle Rome).
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I. La Grèce, un berceau de l’Europe, Ve siècle av JC
🪶CITATION (BADASS) A RETENIR:
Périclès : "Je l'affirme, notre cité dans son ensemble est l'école de la Grèce "
Léonidas à ses hommes avant de mourir à la bataille des Thermopyles: "Mangez bien, car ce soir, nous dinons aux enfers! "
A. Les cités grecques face à l’Empire perse, 490-479 av JC
Au Ve siècle av. J.-C., le monde grec est divisé en de nombreuses cités-états (parmi les plus importantes, on trouve: Sparte, Athènes, Thèbes,etc.) qui sont réparties dans l'Ouest de la Méditerranée. Ces cités n'ont qu'un territoire réduit mais elles sont indépendantes, et affrontent le gigantesque Empire perse dirigé par le roi Darius Ier, puis Xerxès.
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La carte de l'Empire perse en 490 av.JC
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La carte des cités grecques au Ve siècle av.JC
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En 490 av. J.-C., Darius envoie une flotte contre Athènes. Contre toute attente, les hoplites athéniens remportent la bataille de Marathon face à l'armée perse qui a débarqué à quelques dizaines de kilomètres d'Athènes.
En 480 av. J.-C., Xerxès envahit la Grèce avec une armée supérieure en nombre à celle des Grecs. Plusieurs cités grecques s'allient pour survivre. Aux Thermopyles, le roi spartiate Léonidas résiste et se sacrifie avec 300 de ses meilleurs guerriers pour ralentir la progression des Perses. Il devient un modèle de bravoure pour le monde grec.
Le sacrifice des Spartiates de Léonidas, héroïsé sur le tableau du peintre David
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Peu après, la flotte grecque, commandée par Thémistocle, écrase la marine perse lors de la bataille de Salamine (480 av. J.-C.). Enfin, en 479 av. J.-C., les Grecs remportent la bataille de Platée sur terre. Les Perses sont définitivement chassés de Grèce.
Ces victoires montrent que des cités divisées ont réussi à vaincre le plus grand empire du monde grâce à leur organisation, leur discipline et leur volonté de défendre leur liberté. Ces guerres marquent profondément l’identité grecque et posent les bases de la grandeur d’Athènes au Ve siècle.
La bataille de Salamine, se déroulant dans un détroit permettant à la flotte athénienne en sous-nombre (figurés bleus) de vaincre la flotte perse (en rouge)
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Une partie de la série d'ARTE "Au nom d'Athènes", sur la bataille de Marathon puis de Salamine
Au Ve siècle av. J.-C., Athènes invente une nouvelle forme de gouvernement : la démocratie (du grec dêmos = peuple et kratos = pouvoir). Tous les citoyens (hommes libres nés d'un père athénien) peuvent participer directement au pouvoir.
Les citoyens se réunissent sur la Pnyx (une colline) pour l’Assemblée (Ecclésia). Ils votent les lois, décident de la guerre ou de la paix et choisissent les magistrats (archontes, stratèges,etc.) dont le célèbre stratège Périclès.
Les citoyens tirent aussi au sort les membres du Conseil des 500 (Boulè) qui prépare les lois et un tribunal de 6000 juges (Hélié). Les magistrats sont élus ou tirés au sort pour un an seulement, afin d’éviter que le pouvoir ne se concentre entre leurs mains. Cependant, Périclès réussit à être élu à de nombreuses reprises, de façon consécutive.
Périclès, stratège athénien
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Un citoyen athénien n'est pas un simple individu: la cité est comme un organisme dont il est membre. Il doit voter, prendre part aux cérémonies religieuses, servir dans l'armée.
L'Ecclésia peut ainsi chasser un citoyen de la cité (la procédure de l'ostracisme)
Cependant, la démocratie athénienne a des limites : les femmes, les métèques (étrangers) et les esclaves (environ 40 % de la population) sont exclus. Seuls 30 000 à 40 000 hommes sur 300 000 habitants sont citoyens.
Il existe toujours des tensions entre les citoyens selon leur richesse. En théorie, le vote est ouvert à tous, mais les ruraux peuvent moins facilement se rendre dans la ville. De même, l'Aéropage est un tribunal dont les membres viennent des familles les plus influentes.
Le discours en hommage aux morts d'Athènes, par Périclès, en 430 av JC
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Malgré ces limites, Athènes se considère comme un modèle. Périclès, dans son Discours aux morts (431 av. J.-C.), déclare : « Nous sommes le modèle de la Grèce ». La démocratie permet aussi l’épanouissement culturel : construction du Parthénon, théâtre avec Sophocle et Euripide, et rayonnement philosophique avec Socrate.
C. Les adversaires et critiques de la démocratie athénienne
La démocratie athénienne a aussi ses adversaires. D'ailleurs, elle est loin d'être le seul modèle politique de son temps. À l’intérieur même d’Athènes, de nombreux aristocrates la critiquent. Ils reprochent au peuple (les pauvres, les artisans) d’être incompétents et de prendre de mauvaises décisions sous l’influence des démagogues (orateurs manipulateurs).
Socrate (470-399 av. J.-C.) critique vivement la démocratie : selon lui, le pouvoir ne doit pas être donné à tous, mais aux plus sages et aux plus compétents. Il est condamné à mort en 399 av. J.-C. par un tribunal populaire. Son élève Platon, dans La République, propose un régime idéal gouverné par des philosophes-rois, car il considère la démocratie comme un régime chaotique et injuste.
Le suicide forcé de Socrate pose les bases de la pensée politique de l'Europe
Socrate aurait pu s'enfuir, il choisit d'accepter son sort et de montrer qu'il est un citoyen athénien qui respecte les lois de la cité
Pour ses disciples, c'est la preuve que la démocratie persécute les meilleurs parce que les imbéciles forment la majorité des citoyens
Le suicide de Socrate, entouré de ses disciples
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À l’extérieur, Sparte incarne une alternative : une monarchie où le pouvoir appartient à une petite élite de citoyens-soldats et laisse le premier rang aux familles les plus nobles et riches.
🎬A RETENIR POUR VOS COPIES
CITATION (BADASS) A RETENIR:
Jules César: "Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu" (il avait triomphé facilement et résumait sa bataille)
Vespasien (empereur romain), très malade, se lève: "Un empereur romain meurt debout!" (puis il meurt)
A. La naissance du Principat (Ier siècle av. J.-C.)
Au Ier siècle avant notre ère, la république romaine est la superpuissance de la Méditerranée, qui a triomphé de tous ses rivaux sérieux. Les citoyens votent pour leurs représentants, le Sénat regroupe les hommes les plus riches et influents et le pouvoir exécutif appartient à 2 consuls élus pour un an.
L'orateur Cicéron au Sénat
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Cependant, la république connait d'importantes tensions sociales, car la noblesse romaine confisque progressivement les terres agricoles, remplace les paysans libres par des esclaves et les inégalités entre les citoyens s'accroissent. Des violences politiques ont eu lieu depuis le siècle précédent (frères Gracques assassinés alors qu'ils voulaient des réformes de partage des terres, guerre civile.
Les frères Gracque, partisans d'une réforme sociale et assassinés pour avoir défendu les petits paysans romains
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Sylla, un partisan de la noblesse et dictateur de la république en 82-81 av. J.-C.
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La carte de la République romaine au commencement du Ier siècle av. J.-C. en rouge. Les diverses conquêtes sont en couleur
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En 50 av. J.-C., Gaius Julius César, un général victorieux des Gaulois (notamment du roi Vercingétorix), lance une nouvelle guerre civile et affronte la majorité des sénateurs. Il appelle à une meilleure redistribution des terres pour les citoyens les plus pauvres, à limiter le pouvoir des nobles romains et défait Pompée, le défenseur du Sénat. César prend le pouvoir, pardonne à ses ennemis et est nommé dictateur à vie. Mais en 44 av. J.-C., César est assassiné par des sénateurs, inquiets, car ils pensent que César va se faire couronner roi.
Son petit-neveu (et fils adoptif) Octave et un de ses officiers (Marc-Antoine) le vengent: leur armée défait celle des assassins de César et ils se partagent le territoire romain.
La Mort de César par Vincenzo Camuccini (1798)
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En 30 av. J.-C., Octave (qui contrôle l'Ouest de l'Empire romain) affronte Marc-Antoine qui s'est allié avec la reine d’Égypte Cléopâtre. Après la bataille d'Actium, Octave triomphe, Marc-Antoine et Cléopâtre se suicident. Il devient le seul maitre de l'empire
Après les guerres civiles, Octave, neveu de César, sort vainqueur. En 27 av. J.-C., le Sénat lui donne le titre d’Auguste (« le vénérable »). Il crée un nouveau régime : le Principat.
LES PRINCIPAUX ACTEURS DES GUERRES CIVILES🙋
Gaius Julius Cesar (Jules César), général ambitieux
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Octave, le neveu de Jules César
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Marc-Antoine, officier de César et rival d'Octave
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Cléopâtre, dernière reine d'Egypte, compagne de Marc-Antoine
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Auguste garde les apparences de la République (Sénat, consuls, élections) mais concentre tous les pouvoirs réels. Il devient princeps (premier citoyen), commande l’armée (imperator), contrôle les finances et la religion.
Il réforme l’administration : création d’une garde prétorienne, d’une police, d’un service des postes (cursus publicus) et d’une monnaie unique. Il lance un grand programme de construction à Rome : « J’ai trouvé une ville de briques, je laisse une ville de marbre. »
Son règne (27 av. J.-C. – 14 apr. J.-C.) apporte la Paix romaine (Pax romana). Il marque le début de l’Empire romain qui va durer plusieurs siècles.
B. Les territoires du monde romain
À son apogée sous Auguste et ses successeurs, l’Empire romain est immense. Il s’étend sur plus de 5 millions de km² et compte environ 60 à 80 millions d’habitants.
À l’ouest, il domine l’Espagne, la Gaule (France), la Bretagne (Angleterre). Au sud, il contrôle toute l’Afrique du Nord (Égypte, Tunisie, Algérie). À l’est, il va jusqu’à la Syrie et la Palestine. Au nord, le Danube et le Rhin marquent la frontière avec les Germains.
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La carte de l'empire romain à son apogée au IIe siècle
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Légionnaires romains au combat
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Les Romains construisent des routes pavées (plus de 80 000 km), des aqueducs, des villes avec forum, thermes et amphithéâtres. Ils diffusent le droit romain, la langue latine et la culture romaine.
Les provinces sont dirigées par des gouverneurs (comme Pline le Jeune en Bythinie). Les habitants peuvent devenir citoyens romains (en 212 apr. J.-C., l’empereur Caracalla accordera la citoyenneté à tous les hommes libres de l’Empire). Ce vaste territoire permet des échanges intenses : blé d’Égypte, huile d’Espagne, vin de Gaule, soie de Chine.
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A. Le christianisme et l’Empereur Constantin
Au Ier siècle, après la mort du Christ et l'émergence du christianisme, cette nouvelle religion connait un important succès. C'est une époque où de nombreux autres cultes inspirés du Moyen-Orient se diffusent (par exemple l'empereur Septime-Sévère est un fidèle d'Isis, une déesse égyptienne). Les chrétiens sont à plusieurs reprises pourchassés par les autorités romaines, car ils refusent le sacrifice à l'Empereur (la croyance en un Dieu unique empêche de voir en l'Empereur un dieu).
Au IIIe siècle, le christianisme se répand malgré les persécutions, représentant environ 10% de la population impériale à la fin du siècle. En 312, l’empereur Constantin remporte la victoire du pont Milvius contre son concurrent. Les légendes chrétiennes associent sa victoire au symbole chretien du chrisme vu dans le ciel, avec "In Hoc signo vinces" (sous ce signe tu vaincras). En 313, l’Édit de Milan autorise le culte chrétien dans tout l’Empire.
Le symbole chrétien utilisé par Constantin
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Constantin fait construire de grandes églises : la basilique Saint-Pierre à Rome, l’église de la Nativité à Bethléem, l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. En 325, il convoque le Concile de Nicée qui définit les bases de la foi chrétienne: le Christ est considéré comme à la fois humain et divin. Les autres conceptions chrétiennes (comme l'arianisme) sont jugées hérétiques.
En 330, il transfère la capitale à Constantinople (ancienne Byzance), une ville chrétienne. Le christianisme passe de religion persécutée à religion officielle avec l'empereur Théodose en 392. Les cultes traditionnels de Rome ainsi que les autres religions orientales (mithraisme, culte d'Isis, de Séraphis, etc.) s'effacent peu à peu
L'empereur Constantin
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Des exemples de cultes pratiqués en concurrence avec le christianisme
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Isis et Séraphis, le mélange de divinités égyptiennes et de l'influence grecque
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Cybèle, une déesse d'origine grecque
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Mithra, un dieu d'origine iranienne
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Une mosaïque représentant des femmes romains auprès d'une sorcière
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B. L’Église poursuit l’héritage de l’Empire romain
Au Ve siècle, l'Empire romain s'effondre à l'Ouest. Les causes de cette chute sont multiples: déclin démographique, impôts trop élevés, pression croissante des peuples barbares germaniques, déclin de l'armée romaine,etc. En 480, il n'y a plus que les territoires orientaux qui demeurent officiellement romains, avec Constantinople pour capitale.
L'Empire chrétien se poursuit à Constantinople
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Par conséquent, l’Église devient la grande institution qui protège l’héritage romain à l'Ouest. Les évêques (comme Saint Ambroise à Milan ou Saint Augustin à Hippone) jouent un rôle politique important. Les moines copient les textes latins dans les monastères. L’Église garde le latin comme langue savante et administrative.
L’organisation de l’Église (diocèses, provinces, hiérarchie) s’inspire de l’administration romaine. Les papes de Rome affirment leur autorité sur tous les chrétiens d’Occident.
Saint-Augustin, un des pères de l'Eglise du Ve siècle. Selon lui, l'Empire doit préserver le pouvoir politique et l'Eglise préparer le chrétien à une vie exemplaire. Il y'a deux cités donc: celle des Hommes et celle de Dieu
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Saint Benoit de Nursie, un des inspirateurs des premiers monastères
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A l'Ouest, les rois venus des peuples germaniques contrôlent les territoires. En Gaule, Clovis, roi des Francs, choisit de se faire baptiser le 25 décembre 496. Ainsi, le royaume des Francs devient l'allié de l'Eglise, en retour, les Francs sont identifiés à un peuple élu, chargé de répandre la foi chrétienne.
Clovis choisit la conversion après la bataille de Tolbiac (selon le chroniqueur Grégoire de Tours)
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Le baptême de Clovis par Saint-Rémi, évêque de Reims
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Clovis (en bleu) en campagne contre ses adversaires bretons (orange), wisigoths (jaune) et burgondes (vert)
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C. … et face à un nouveau concurrent : l’Islam
À partir de 622 (Hégire), une nouvelle religion naît en Arabie : l’Islam, fondé par le prophète Mahomet. Ses successeurs (califes) conquièrent rapidement de vastes territoires.
Entre 634 et 711, les musulmans prennent la Syrie, la Palestine, l’Égypte, toute l’Afrique du Nord, puis l’Espagne. En 711, dans une bataille décisive, ils sont arrêtés à Constantinople par les Romains. En 732, une avant-garde est arrêtée par Charles Martel à Poitiers.
La Méditerranée, autrefois unie sous Rome puis sous le christianisme, se divise sur des bases religieuses et entre l'empire romain d'Orient, le califat islamique et les royaumes chrétiens en Occident (des Pyrénées à l'Elbe).
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Une carte des conquêtes islamiques sous le califat omeyyade
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CHRONOLOGIE DES PRINCIPALES DATES DU CHAPITRE
511av JC : Réformes démocratiques de Solon à Athènes
490 av JC : Victoire athénienne de Marathon
480-479 av JC : 2e guerre médique, victoire sur les Perses
431-404 av JC : Guerre du Péloponnèse
399 av JC : Suicide de Socrate
58-50 av JC : Conquête des Gaules par César
44 av JC : Assassinat de Jules César
27 av JC - 14 apr. JC : Règne d'Auguste, début du Principat
313 : Edit de Milan, le christianisme est toléré dans l'Empire romain
380 : L'Empereur Théodose fait du christianisme la religion unique de l'Empire
395 : Séparation définitive de l'Empire romain en 2 parties
496 (25 décembre) : Clovis, roi des Francs, est baptisé à Reims
632 : Conquête de la Mecque par le prophète Mahomet