🔎LES NOTIONS CLÉS A RETENIR POUR LE CHAPITRE
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Imprimerie: Technique mise au point en Europe au XVe siècle permettant de reproduire rapidement des livres. Elle favorise la diffusion des idées, notamment humanistes et religieuses.
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Alchimie: Pratique ancienne mêlant science et une forme de magie, cherchant à transformer les métaux en or, le solvant universel et le médicament universel. Elle participe aux débuts de la chimie moderne.
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Occultisme: Ensemble de croyances liées à des forces invisibles ou mystérieuses (astrologie, magie). Les Humanistes s'intéressent à la figure mythique d'Hermès Trismegite, alchimiste égyptien.
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Excommunication: Sanction de l’Église excluant un fidèle de la communauté chrétienne. Elle condamne un individu pour ses positions religieuses ou ses actions politiques.
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Indulgence: Remise partielle ou totale des peines dues pour les péchés pardonnés par le prêtre, accordée par l’Église. Leur vente est fortement critiquée au XVIe siècle.
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Sola Scriptura: Principe protestant affirmant que seule la Bible fait autorité en matière de foi. Il s’oppose à l’autorité du pape et de la tradition catholique, qui insiste pour une lecture commentée de la Bible
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Honnête Homme: Idéal de l’homme cultivé à la Renaissance, maîtrisant les arts, les lettres et les sciences. Il doit être pleinement actif dans le monde qui l'entoure, cultivé et ouvert d’esprit.
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Mécène: Personnage riche qui finance des artistes et savants. En l'absence de financement par l'Etat, ces personnes sont essentiels pour faire vivre les créateurs.
🏛️LES PERSONNAGES LES PLUS IMPORTANTS
Charles Quint (1500-1558): Empereur du Saint-Empire et dirigeant de la maison des Habsbourg, il dirige un vaste empire européen et colonial. Il lutte contre la Réforme protestante, la France et les Ottomans, mais ne parvient pas à maintenir l’unité religieuse de l'Occident
I. Un nouveau rapport à l’être humain : l’humanisme (XVe–XVIe siècles)
🪶CITATION A RETENIR:
Charles Quint, "Autant de langues que l'homme sait parler, autant de fois est-il homme".
Pic de la Mirandole, "Libre à l'homme de régresser vers les êtres inférieurs en devenant une brute, ou de s'élever en accédant aux choses supérieures", De la dignité de l'Homme, 1486.
A. Les ruptures techniques et intellectuelles: « être libre de s’élever ou de dégénérer »
À la Renaissance, l’Europe connaît de profondes transformations intellectuelles et techniques qui bouleversent la vision du monde héritée du Moyen Âge. Les humanistes placent l’homme au centre de leur réflexion, comme le montre Marsile Ficin, philosophe florentin. Inspiré par Platon, il croit en la capacité humaine à se perfectionner par le savoir.
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Marsile Ficin
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Pic de la Mirandole
D'autres auteurs comme Pic de La Mirandole et sa De la dignité de l'Homme rejoignent ces idées. Elles peuvent notamment se diffuser avec l’imprimerie mise au point vers 1450 par Johannes Gutenberg. Grâce à ce procédé, des milliers d’exemplaires de livres peuvent être diffusés rapidement : la Bible de Gutenberg (vers 1455) en est un exemple emblématique. Cette révolution permet une diffusion accélérée des idées humanistes et religieuses à travers toute l’Europe, car les livres n'ont plus à être écrits à la main, une méthode bien plus longue et couteuse.
Une presse d'imprimerie au XVIe siècle
Dans le domaine artistique, la Renaissance voit également l’émergence d’un art nouveau, inspiré de l’Antiquité et centré sur l’être humain. Michel-Ange réalise entre 1508 et 1512 le plafond de la chapelle Sixtine à Rome, œuvre majeure qui illustre à la fois la maîtrise technique et la place centrale accordée à la figure humaine. Léonard de Vinci, Botticelli ou encore Raphaël sont parmi les plus fameux des grands artistes de cette période.
Le plafond de la chapelle Sixtine
Ces réalisations sont rendues possibles grâce au rôle essentiel des mécènes, comme la famille Médicis à Florence ou les papes à Rome (Jules II), qui financent artistes et intellectuels. Léonard de Vinci finira ses jours auprès de son mécène, le roi François Ier.
Léonard de Vinci, La Joconde
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Sandro Botticcelli, Le Printemps
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Raphaël, Le mariage de la Vierge
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Le Titien, L'Assomption de la Vierge
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L'humanisme encourage la formation de l'"honnête homme", un être cultivé et capable d'agir dans le monde qui l'entoure, tout en étant formé aux arts et lettres. L'éducation, réservée à une élite d'aristocrates et de riches marchands, insiste sur une éducation chrétienne et la maitrise des arts libéraux. Ces arts sont nommés le "trivium" (grammaire, dialectique, rhétorique) et le "quadrivium" (arithmétique, musique, géométrie, astronomie).
Sur ce tableau de Holbein, Les Ambassadeurs, les deux envoyés du roi de France à la cour d'Angleterre montrent au public leurs vastes connaissances. Cependant, le crâne montré au premier-plan (caché) rappelle que leur puissance et leur richesse ne les sauveront pas de la mort.
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B. Les réseaux humanistes en Occident
L’humanisme se diffuse en Europe grâce à des réseaux d’intellectuels qui échangent par correspondance, voyages et publications. Desiderius Erasmus (Erasme), surnommé le « prince des humanistes », incarne ce mouvement. Il voyage dans toute l’Europe (Paris, Londres, Bâle) et publie des œuvres majeures comme l'Éloge de la folie (1509). Pour lui, la tolérance religieuse est à envisager, tout comme il critique les propres travers du clergé, dont les membres ne se montrent pas dignes de leur état de serviteur de Dieu. Il entretient une correspondance avec de nombreux savants, formant une véritable « République des Lettres ».
Erasme dans son cabinet de travail
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Parmi ses proches figure Thomas More, humaniste anglais et auteur de Utopia (1516), œuvre décrivant une société idéale fondée sur la justice et l’égalité. En France, l’humanisme s’illustre avec François Rabelais, auteur de Gargantua (1534), qui valorise l’éducation, la curiosité et l’esprit critique, le tout pour célébrer la culture française et un retour à l'héritage antique (l'abbaye de Thélème).
La carte de l'île d'Utopia, imaginée par Thomas More
Dans Gargantua, une parodie des universitaires refusant l'humanisme, avec le personnage de Thubal Holopherne, précepteur de Gargantua
Cependant, cette période d’ouverture intellectuelle s’accompagne de tensions : la peur du diable et des forces occultes entraîne le développement de la chasse aux sorcières, particulièrement entre 1450 et 1650. Des milliers de personnes, souvent des femmes, sont accusées et exécutées (l'ouvrage à l'origine de ces persécutions est en grande partie le Malleus Maleficarum, un manuel de chasse aux sorcières publié en 1486). La majorité de cette traque, qui enserre l'Europe jusqu'au XVIIe siècle, est menée par des tribunaux civils et non religieux.
Des sorcières brûlées au XVIe siècle, dans le Saint-Empire
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🎬A RETENIR POUR VOS COPIES
II. L’Europe de la Renaissance : la rivalité des souverains
🪶CITATION A RETENIR:
Machiavel, "Il faut donc qu'un prince qui veut se maintenir apprenne à ne pas être toujours bon ", Le Prince, 1513.
Charles Quint, "Mon cousin de France et moi sommes complètement d'accord , tous les deux nous voulons Milan", A propos de la rivalité de Charles avec le roi François Ier.
A. L’Empire de Charles Quint
Au XVIe siècle, Charles Quint (1500-1558) dirige un immense empire, constitué en grande partie par une habile politique de mariages dynastiques. Héritier des Habsbourg, il reçoit les royaumes d’Espagne en 1516, puis est élu empereur du Saint-Empire en 1519, contrôlant ainsi des territoires en Europe, en Amérique (grâce aux conquêtes de Cortès et Pizzaro) et en Méditerranée. Son ambition est de bâtir un empire chrétien universel, unifié autour de la foi catholique. Sa devise Plus ultra (Toujours plus loin) signifie que les limites de la puissance sont à dépasser.
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Les domaines de Charles Quint en 1547
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Cependant, il doit faire face à de nombreux adversaires. Il s’oppose d’abord à la France de François Ier, notamment lors des guerres d’Italie (victoire de Pavie en 1525). Il lutte aussi contre la progression du protestantisme après les thèses de Martin Luther en 1517, affrontant les princes protestants lors de conflits comme la guerre de la ligue de Smalkalde (1546-1547). Enfin, il doit contenir la puissance de l’Empire ottoman, notamment face à Soliman le Magnifique. Malgré quelques succès, Charles Quint échoue à maintenir l’unité religieuse et politique de son empire, ce qui le conduit à abdiquer en 1556.
Les principaux souverains adversaires de Charles Quint
Soliman le Magnifique (1494-1566), sultan de l'Empire ottoman
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François Ier de Valois, roi de France (1494-1547)
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Henri II, fils de François Ier, roi de France (1519-1559)
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Philippe Ier de Hesse, fondateur de la ligue protestante de Smalkalde (1504-1567)
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B. L’Empire ottoman, une puissance à l’assaut de l’Occident
L’Empire ottoman, né à l’origine de tribus turques d’Anatolie au XIIIe siècle, connaît une forte expansion au XVIe siècle, devenant une puissance majeure face à l’Europe chrétienne. Le sultan Mehmet conquiert Constantinople en 1453 et s'avance dans les Balkans. Sous le règne de Selim Ier (1512-1520), les Ottomans conquièrent l'Est de l'Anatolie face aux Iraniens Safavides (bataille de Chaldiran, 1514) puis la Syrie, l’Égypte et les lieux saints de l’islam (La Mecque, Médine) face aux Mamelouks d'Egypte. Ainsi, ils renforçant leur prestige et faisant d’eux la plus grande puissance de la Méditerranée.
La victoire ottomane de Chaldiran, 1514
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Son successeur, Soliman le Magnifique (1520-1566), porte l’empire à son apogée. Il mène de nombreuses campagnes militaires, comme la victoire de Mohács (1526) contre la Hongrie, un Etat balayé à cette occasion.
La prise de Belgrade par l'armée ottomane, 1521
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L’Empire ottoman s’appuie sur des institutions solides : une administration efficace, le devshirme, système de recrutement de jeunes chrétiens convertis en soldats d’élite (janissaires), et le harem, centre du pouvoir impérial. Il s’allie avec le roi François Ier contre Charles Quint à partir de 1536, dans une décision qui choque l’Europe catholique.
Une miniature ottomane représentant la flotte ottomane à Toulon, port français, dans le cadre de l'alliance franco-ottomane, en 1543-1544
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Cependant, l’expansion ottomane connaît des limites : l’échec du siège de Vienne en 1529 et la résistance des chevaliers chrétiens à Malte en 1565 marquent un arrêt de leur progression en Europe occidentale.
C. Les rivalités des princes d'Italie
L’Italie du XVIe siècle est divisée en plusieurs États rivaux (Florence, Milan, Venise, États pontificaux), ce qui en fait un terrain de conflits entre puissances européennes. Les guerres d’Italie (1494-1559), déclenchées par l’intervention de la France qui veut s'emparer du royaume de Naples puis du duché de Milan, opposent notamment la France et l’Empire de Charles Quint pour le contrôle de la péninsule.
Le chevalier Bayard protégeant l'arrière-garde de l'armée française à la bataille du Garigliano, 1503
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La papauté joue un rôle central dans ces rivalités : les papes, comme Jules II ou Léon X, interviennent directement dans les conflits pour défendre leurs intérêts politiques et territoriaux.
Giuliano della Rovere, devenu le pape Jules II de 1503 à 1513
Erasme, à sa mort, écrit une satire Iulius exclusus e coelis où il l'imagine vouloir entrer au Paradis mais Saint-Pierre lui refuse l'entrée pour ses trop nombreux péchés.
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Dans ce contexte instable émerge une nouvelle réflexion sur le pouvoir politique avec Nicolas Machiavel. Dans son œuvre Le Prince (1513), il développe une vision réaliste du pouvoir, affirmant qu’un dirigeant doit parfois user de ruse ou de force pour conserver l’État. Pour lui, un prince ne doit pas gouverner selon les vertus chrétiennes mais uniquement en son intérêt et pour garantir l’indépendance de la cité qu’il commande. C’est le début de la pensée politique moderne, qui rompt avec la pensée médiévale inspirée d'Aristote et des Pères de l'Eglise.
Nicolas Machiavel, l'auteur du Prince
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Cesare Borgia, fils du pape Alexandre VI, devenu cardinal puis général de l'armée pontificale et un homme admiré par Machiavel pour ses manoeuvres politiques
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Les anciens Romains: conquérants, hommes d'Etat et penseurs pré-chrétiens. Un modèle admiré par Machiavel qui appelle l'Europe du XVIe siècle à les imiter
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La gravure d'Albrecht Dürer, Le chevalier, la mort, le diable: symboliquement, le chevalier représente l'incertitude d'une époque: la mort est inévitable, l'avenir incertain, la richesse fragile, les tentations du diable omniprésentes
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III. Franchir les interdits, repenser Dieu : la Réforme protestante
🪶CITATION A RETENIR:
Don Juan d'Autriche, commandant de la flotte catholique à Lépante, "Il n'y a pas de paradis pour les lâches!"
"Quand Adam travaillait et Eve filait, où était donc le noble?", Slogan des révoltés paysans allemands en 1524.
A. Martin Luther et la naissance de la Réforme (1517)
Au début du XVIe siècle, de nombreuses critiques visent l’Église catholique, accusée de corruption et d’abus. Le clergé est dénoncé pour son enrichissement, son manque de moralité et son éloignement des fidèles. Nombre de prêtres ne maitrisent pas le latin, les cardinaux ont des maitresses et enfants (le pape Alexandre VI nomme son fils Cesare Borgia cardinal, Jules II mène campagne pour conquérir des territoires comme n'importe quel autre roi, etc).
Une indulgence papale
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Le scandale des indulgences cristallise ces tensions : il s’agit de certificats vendus aux croyants pour réduire leur peine au purgatoire. En 1517, le moine allemand Martin Luther publie ses 95 thèses à Wittenberg, condamnant cette pratique et appelant à un retour à une foi plus authentique fondée sur la seule Bible. Cette contestation se diffuse rapidement grâce à l’imprimerie.
Luther affiche ses 95 thèses à Wittenberg
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Refusant de se rétracter à la diète de Worms, en présence de l’Empereur Luther est excommunié en 1521 par le pape. Luther entre alors en rupture définitive avec l’Église catholique. Protégé par le prince-électeur de Saxe Frédéric III, c’est la naissance du protestantisme. Luther s'oppose aux cultes des saints, réduit les sacrements à 2 (baptême et communion), refuse le célibat des prêtres et traduit la bible en dialecte saxon: la messe se fera dans la langue locale et non plus en latin.
Représentation postérieure de Luther à la diète de Worms, alors qu'il est condamné par Charles Quint
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Grâce à la protection de Frédéric III, Luther consolide sa doctrine et gagne à lui des nobles, marchands et artistes du monde germanique. A ce moment, le sentiment de Luther est de combattre la nouvelle "Babylone", ils qualifient ouvertement Rome de "Grande prostituée" et voit même les Ottomans comme des alliés de demain contre le monde catholique.
Lucas Cranach le jeune, "Les faux enseignements de l'Antéchrist et la vraie Eglise du Christ", à droite, les catholiques caricaturés et à gauche, Luther dans un temple protestant
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B. Les continuateurs de Luther et l’extension de la Réforme
Les idées de Luther se diffusent rapidement en Europe et sont reprises par d’autres réformateurs. Jean Calvin développe une doctrine protestante rigoureuse à Genève, fondée sur la prédestination et une morale stricte (Institution de la religion chrétienne, 1536). Les écrits de Calvin influencent fortement la Suisse, les Pays-Bas et la France.
Jean Calvin, le principal continuateur de Luther dans le monde francophone
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Luther refusant la communion aux libertins de Genève
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La Réforme provoque aussi des tensions sociales, comme la guerre des paysans allemands (1524-1525), où des révoltés s’inspirent des idées religieuses pour contester l’ordre social. Or, Luther condamne cette révolte, car il veut garder le soutien des princes, qui écrasent les paysans dans le sang.
En Angleterre, Henry VIII (1491-1547) rompt avec Rome en 1534 (Acte de Suprématie) pour des raisons politiques et personnelles : il veut divorcer, le pape refuse, il choisit la rupture. Il fonde l’Église anglicane dont il devient le chef, fait exécuter Thomas More qui refusait d’abjurer le catholicisme. D’autres souverains rompent aussi avec Rome : au Danemark, en Suède et de nombreux princes parmi le Saint-Empire.
Henry VIII, de la dynastie Tudor, roi d'Angleterre et fondateur de l’Église anglicane
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C. Sauver l’Église: la Contre-Réforme catholique
Face à la progression du protestantisme, l’Église catholique réagit par une réforme interne appelée Contre-Réforme. Le concile de Trente (1545-1563) réaffirme les dogmes catholiques (importance des sacrements, rôle du clergé) tout en cherchant à corriger certains abus (formation des prêtres, discipline). Contrairement aux temples protestants (avec très peu de décoration), l'importance de la splendeur des monuments est affirmé, la messe demeure en latin. De même, il y'a refus de la Sola Sciptura, l'Eglise défend le culte des saints, l'importance de la Sainte Vierge, l'étude de la Bible à partir des commentaires des Pères de l'Eglise.
La réunion du Concile de Trente
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De nouveaux ordres religieux apparaissent, comme celui fondé par Ignace de Loyola, les jésuites, qui jouent un rôle majeur dans l’éducation et l’évangélisation. Ces missionnaires contribuent à la préservation de la foi dans le monde catholique, mais aussi à une évangélisation dans d'autres continents. Le jésuite Matteo Ricci est ainsi accepté à la cour de l'Empereur de Chine au XVIIe siècle.
Saint Ignace de Loyola
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Le roi Philippe II, fils de Charles Quint, dirigeant la péninsule ibérique, les territoires italiens et des Pays-Bas. Un Espagnol se considérant comme le défenseur de la Chrétienté catholique, soutenant le combat face aux Protestants
La Pologne, la Bohème et le Sud de l’Allemagne sont en partie reconverties en quelques décennies. De même, les armées des Habsbourg luttent activement contre les Protestants, même si Charles Quint n’est pas parvenu à réunifier l’empire religieusement. Son fils poursuit la lutte, le combat financé par les revenus du Nouveau Monde
En 1571, l’armée de la Sainte Ligue Catholique repousse la flotte ottomane à la bataille de Lépante. Elle n’annonce pas le déclin des Ottomans mais un triomphe symbolique : les Habsbourg et leurs alliés catholiques sont capables de résister.
La flotte catholique (à gauche) combat la flotte ottomane
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Don Juan d'Autriche, commandant de la flotte catholique, au combat avec ses hommes
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🎬A RETENIR POUR VOS COPIES
CHRONOLOGIE DES PRINCIPALES DATES DU CHAPITRE
1455: Bible imprimée de Gutenberg
1513: Nicolas Machiavel écrit le Prince
1517: Martin Luther affiche ses 95 thèses
1519: Charles élu empereur du Saint-Empire
1521: rupture entre Luther et l'Eglise
1534: Henri VIII d'Angleterre rompt avec Rome
1545-1563: Concile de Trente
1571: Bataille de Lépante